“Je suis Mohamed”: ondata di cortei islamici dall’Africa al Pakistan, 4 morti nel Niger

sabato, gennaio 17th, 2015

Africa infiammata per Charlie Hebdo. Quattro morti a Niamey, capitale del Niger. Chiese evangeliche date alle fiamme. Scontri anche nella seconda città, Zinder.

Poi manifestazioni a Gerusalemme Est, scritte a Gaza, cortei ad Amman, Algeri, in Senegal, nel Mali, in Sudan…

La stampa italiana è singolarmente disattenta a tutto ciò.

Qui di seguito Le Monde del 17.1.15:

Des milliers de manifestants dans le monde musulman contre les caricatures de Mahomet

Le Monde.fr avec AFP | 16.01.2015 à 19h32 • Mis à jour le 17.01.2015 à 14h10

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Trois jours après sa publication, la « une » du dernier Charlie Hebdo représentant Mahomet la larme à l’œil et tenant une pancarte « Je suis Charlie » continue de provoquer la colère dans le monde musulman. Plusieurs milliers de fidèles ont manifesté, vendredi 16 janvier, après la grande prière, à travers une dizaine de pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Les manifestations se poursuivaient samedi au Niger.

La couverture du journal satirique avait suscité dès sa sortie mercredi de nombreuses critiques de gouvernements ou instances musulmanes en Egypte, à Jérusalem ou encore au Sénégal. La Tunisie, le Maroc et l’Algérie n’ont pas autorisé la diffusion de l’hebdomadaire.

Lire le décryptage : Dans quelles conditions l’islam autorise-t-il la représentation du Prophète ?

  • Violentes manifestations au Niger

Trois églises ont été incendiées samedi à Niamey, où la contestation de la caricature de Mahomet publiée dans Charlie Hebdo s’étend dans plusieurs quartiers de la capitale, dont celui de la cathédrale après une première manifestation violente dans la matinée, selon un journaliste de l’Agence France-Presse présent sur place. Une centaine de policiers anti-émeute, munis de casques et de boucliers, protégeaient la cathédrale de Niamey, essuyant des jets de pierres de protestataires.

La veille, une manifestation à Zinder, la deuxième ville du Niger, a terminé en affrontements au cours desquels trois civils et un policier ont été tués, et environ 45 personnes blessées. « Certains manifestants avaient des arcs et flèches, des gourdins, et ils en ont fait usage », selon un policier. Le ministre de l’intérieur nigérien a affirmé que certains manifestants « arboraient l’étendard de Boko Haram », alors qu’ils « attaquaient une église catholique ». Le centre culturel français de la ville avait également été incendié.

Le jour de la prière s’est transformé en journée de protestation. Le nouveau dessin du prophète Mahomet en une de Charlie Hebdo ne passe toujours pas dans certains pays musulmans. A Alger, 2 000 à 3 000 personnes ont défilé vendredi aux cris de ‘Nous sommes tous des Mahomet’, des affrontements ont éclaté quand des manifestants ont tenté de forcer le cordon de sécurité devant l’Assemblée nationale. En Turquie, les frères Kouachi, auteurs de l’attaque contre le journal satirique français, honorés à Istanbul. Dans le vieux quartier historique de la ville, une centaine de personnes se sont réunies devant la Mosquée. Dans leurs mains, une banderole arborant le portrait des jihadistes et celui de l’ancien chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden. A Karachi au Pakistan, la manifestation a tourné à la confrontation avec la police lorsque des protestataires ont tenté de s’approcher du consulat de France. Un photographe pakistanais de l’Agence France-Presse a été grièvement blessé. Au Niger, 4 personnes sont mortes et 45 autres blessés dans une manifestation.

Manifestation palestinienne à Jérusalem-Est

« L’islam est une religion de paix » et « Mahomet sera toujours notre guide », pouvait-on lire sur des banderoles à Jérusalem-Est, partie palestinienne annexée et occupée par Israël. Le grand mufti Mohammad Hussein, qui dirigeait la prière à laquelle environ 35 000 personnes ont pris part, n’a pas évoqué Charlie Hebdo dans son prêche. Il avait dénoncé mercredi comme une « insulte » aux musulmans la « une » de l’hebdomadaire et condamné « le terrorisme sous toutes ses formes ».

Dans la nuit, des inconnus ont également recouvert le mur d’enceinte du centre culturel français à Gaza d’inscriptions promettant « l’enfer » aux journalistes de Charlie Hebdo. Le centre est actuellement fermé après avoir été visé par deux explosions revendiquées par des islamistes et des policiers étaient positionnés samedi matin devant la porte du bâtiment.

2 500 manifestants dans la capitale jordanienne

Vendredi, le plus important rassemblement avait eu lieu à Amman, où 2 500 manifestants, membres des Frères musulmans et d’organisations de jeunesse, ont défilé sous haute surveillance et dans le calme, arborant des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire « l’atteinte au grand Prophète relève du terrorisme mondial ».

Le roi Abdallah II, qui avait participé dimanche à la marche de Paris contre le « terrorisme », a depuis qualifié Charlie Hebdo d’« irresponsable et inconscient ».

Des milliers de personnes réunies à Alger

Entre 2 000 et 3 000 personnes, dont des femmes et des enfants, ont également manifesté vendredi à Alger à la suite d’appels sur les réseaux sociaux, relais d’une campagne de protestation lancée dès la publication de Charlie Hebdo mercredi.

Lire le reportage : Manifestations à Alger contre « l’offense » faite au Prophète par « Charlie Hebdo »

Plus d’un millier de manifestants à Dakar, le drapeau français brûlé

Au moins un millier de manifestants ont aussi protesté dans la capitale du Sénégal. Un drapeau français a été brûlé devant l’ambassade de France, dans le centre de Dakar. La police a lancé des bombes lacrymogènes pour disperser la foule, qui criait « Allah akbar ! ».

Des milliers de personnes à Bamako, au Mali

Après la grande prière du vendredi, des milliers de manifestants ont convergé vers le boulevard de l’Indépendance, à Bamako, point névralgique des manifestations politiques dans le centre de la capitale malienne. L’appel à manifester était venu de prédicateurs célèbres et du Haut Conseil islamique du Mali, principale organisation islamique de ce pays à 90 % musulman, et où la France s’est militairement engagée en 2013 pour chasser des groupes djihadistes liés à Al-Qaida.

Des manifestations dans cinq villes du Pakistan

A Karachi, des heurts violents entre policiers et manifestants ont fait des blessés, dont un grave. Un photojournaliste qui travaille pour l’AFP a été atteint d’une balle dans un poumon, puis admis d’urgence dans un hôpital, où il a subi avec succès une intervention chirurgicale. Il serait « hors de danger dans l’immédiat », d’après l’hôpital.

D’autres rassemblements avaient lieu à Islamabad, la capitale du pays, à Lahore, à Peshawar et à Multan, où un drapeau tricolore français a également été brûlé.

Des centaines de musulmans rassemblés au Soudan

A Khartoum, quelques centaines de fidèles ont brièvement manifesté après la grande prière, dont certains ont scandé : « Expulsez l’ambassadeur de France, victoire au prophète de Dieu ! ». Sur une banderole on pouvait lire : « Le gouvernement français doit présenter des excuses… ».

Appel à des « manifestations pacifiques » au Qatar

Au Qatar, l’Union mondiale des oulémas, dirigée par le prédicateur Youssef Al-Qaradaoui, considéré comme l’éminence grise des Frères musulmans, a appelé à des « manifestations pacifiques » et a critiqué le « silence honteux » de la communauté internationale sur cette « insulte aux religions ». Les autorités du pays, qui avaient fermement dénoncé l’attentat contre Charlie Hebdo, ont « condamné la nouvelle publication de dessins offensants pour le prophète Mahomet », publication qui, selon elles, alimente « la haine et la colère ».

Un « acte irresponsable », selon le président afghan

Enfin le président afghan Ashraf Ghani – qui avait condamné la semaine dernière l’attaque contre Charlie Hebdo – s’est joint aux protestations, qualifiant la nouvelle caricature d’acte « insultant » et « irresponsable » et estimant que « la liberté d’expression devrait être utilisée de façon constructive afin de promouvoir la coexistence pacifique entre les religions ».

Les talibans afghans avaient aussi dénoncé jeudi la nouvelle publication, qui selon eux provoque « les sensibilités de près d’un milliard et demi de musulmans ».

Le Niger à nouveau secoué par de violentes émeutes contre « Charlie Hebdo »

Le Monde.fr avec AFP Le 17.01.2015 à 13h46 • Mis à jour le 17.01.2015 à 19h00

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Au lendemain d’une violente manifestation à Zinder, deuxième ville du pays, qui s’est soldée par la mort de quatre personnes, la contestation continue de se propager dans la capitale du Niger, Niamey, samedi 17 janvier, toujours pour protester contre la caricature de Mahomet publiée en « une » de l’hebdomadaire Charlie Hebdo.

Au moins huit églises ont été incendiées par des manifestants dans la journée. Ces lieux de culte, pour la plupart des églises évangéliques, ont été brûlés sur la rive gauche de Niamey, selon un journaliste de l’Agence France-Presse, qui a vu les manifestants se diriger vers la rive droite de la capitale, où il y a aussi de nombreuses églises. Une centaine de policiers anti-émeute protégeaient par ailleurs la cathédrale catholique de Niamey en début d’après-midi. « Ils n’ont pas eu le temps d’y mettre le feu », a confié un policier nigérien à l’AFP.

Face à ces débordements, une vingtaine d’oulémas, des théologiens musulmans, ont appelé au retour du calme dans les rues de la capitale. « N’oubliez pas que l’islam est contre la violence », a rappelé le prédicateur Yaou Sonna à la télévision publique.

COMMERCES SACCAGÉS

De nombreux bars, hôtels, débits de boisson ou commerces divers appartenant à des non-musulmans ou tenant enseigne pour des entreprises françaises, ont également été détruits. Plusieurs agences de l’entreprise française Pari mutuel urbain (PMU) et des kiosques publicitaires de l’opérateur téléphonique français Orange ont notamment été saccagés. D’après une source sécuritaire, six groupes de 200 à 300 protestataires semant le chaos dans Niamey ont été dénombrés.

En fin de matinée, un millier de jeunes s’étaient réunis près de la grande mosquée de la capitale, en dépit de l’interdiction du rassemblement par les autorités, aux cris de « A bas la France », « A bas Charlie Hebdo » ou encore « Allah akbar ». L’édifice avait été encerclé par quelques dizaines de policiers anti-émeute munis de casques et de boucliers, qui ont tenté de disperser les manifestants à coup de gaz lacrymogènes.

Plusieurs protestataires ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre et deux 4 × 4 ont été brûlés. Des pneus en flamme ont aussi été jetés dans un commissariat à proximité, a constaté un journaliste de l’AFP. « On va tout casser. Nous protégeons notre prophète. Nous allons le défendre même au péril de notre sang », a déclaré un manifestant.

« ÉVITER TOUTE SORTIE »

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L’ambassade de France à Niamey a invité ses ressortissants sur place à « éviter toute sortie » tandis que les membres de l’ONU étaient appelés à se tenir à l’écart de « tout attroupement » dans la capitale. Les autorités consulaires recensaient 1 648 Français installés au Niger fin 2013.

François Hollande a fait valoir, samedi matin, lors d’un déplacement à Tulle, que « la France a des principes et des valeurs, et ces valeurs c’est notamment la liberté d’expression ». Interrogé sur la vague d’indignation en cours depuis vendredi, le président français a estimé que certains des pays concernés, « parfois, ne peuvent pas comprendre ce qu’est la liberté d’expression car ils en ont été privés ». Le quai d’Orsay a par ailleurs condamné samedi « le recours à la violence » au Niger et exprimé sa « solidarité avec les autorités ».

Des manifestations spontanées se tiennent également à Maradi, une ville située entre Niamey et Zinder, la deuxième ville du Niger, où des manifestations anti-Charlie Hebdo ont dégénéré en émeutes vendredi, faisant quatre morts et 45 blessés. A Agadez, grande ville du nord nigérien, le calme est revenu après des manifestations violentes vendredi, durant lesquelles le siège du parti au pouvoir avait été brûlé.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/17/niger-violente-manifestation-contre-charlie-hebdo-dans-la-capitale_4558380_3212.html#UuZHcDOueYyS6VXS.99

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