Lione, l’arcivescovo Barbarin accusato di aver coperto due preti pedofili. Lui si difende convocando una conferenza stampa a Lourdes

martedì, marzo 15th, 2016

Un altro eminente rappresentante della Chiesa di Roma accusato di aver coperto preti pedofili.

Stavolta a difendersi tocca all’arcivescovo Philippe Barbarin di Lione (Francia), che ha scelto Lourdes per fare una conferenza stampa. Barbarin segue la lunga fila di alti prelati che l’hanno preceduto sotto il segno di questa accusa infamante, da Bernard Law cardinale a Boston all’australiano Gorge Pell (ministro dell’economia vaticana) passando per l’irlandese William Lee e il vescovo americano Robert Finn…
Le Monde:
Mis en cause dans deux affaires de pédophilie, le cardinal Barbarin se défend
Le Monde.fr avec AFP | 15.03.2016 à 10h51 • Mis à jour le 15.03.2016 à 17h00
Impliqué depuis plusieurs semaines dans un scandale de pédophilie qui agite son diocèse, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon depuis 2002, a été contraint de se défendre, mardi 15 mars, lors d’une conférence de presse à Lourdes. « Je veux dire avec la plus grande force que jamais, jamais, jamais je n’ai couvert le moindre acte de pédophilie », a dit le cardinal, accusé d’avoir couvert les actes de deux prêtres.
« Les victimes savent que c’est d’abord à elles que je pense… je prie pour elles. (…) Quand c’est fait par un prêtre, c’est encore plus horrible, car les parents ont mis leur confiance dans ce prêtre… On comprend leur colère, leur désarroi, leur souffrance. »
Mgr Barbarin a pris la parole quelques heures après une intervention du premier ministre, Manuel Valls, mardi matin. Ce dernier avait évoqué une possible démission du cardinal, l’appelant à « prendre ses responsabilités ». « Je respecte la présomption d’innocence. Je ne suis pas juge, je suis chef du gouvernement, je fais attention à tous les mots que je veux prononcer, mais un homme d’Eglise, cardinal, primat des Gaules, qui a une influence morale, intellectuelle, qui exerce une responsabilité majeure dans notre société, doit comprendre la douleur », avait déclaré le premier ministre.
Dans une interview au Parisien, jeudi, le cardinal Barbarin avait exclu de démissionner. « La démission, pour moi, n’est pas une question d’actualité », y affirmait-il, tout en assurant les victimes de sa compassion.
Deux plaintes déposées
Ces prises de parole s’inscrivent dans un contexte extrêmement tendu pour le diocèse de Lyon. Une première plainte a été déposée en début d’année contre le père Bernard Preynat, mis en examen à la fin de janvier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts lyonnais entre 1986 et 1991. Les victimes estiment que le cardinal Barbarin, mis au courant des agissements du père en 2007-2008, selon ses dires, aurait dû le démettre de ses fonctions dès lors et non en 2015. Le parquet de Lyon a ordonné au début de mars une enquête préliminaire pour « non-dénonciation de crime » et « mise en danger de la vie d’autrui » en marge de cette affaire.
Une seconde plainte visant le cardinal Barbarin en personne a été déposée en février concernant des actes pédophiles remontant au début des années 1990, et commis par un prêtre toujours en activité à Lyon, a-t-on appris mardi 15 mars, de source judiciaire, confirmant une information du Figaro.
Cette plainte, déposée par une personne haut placée dans un ministère, vise des faits de « mise en danger de la vie d’autrui et provocation au suicide », a confirmé le diocèse de Lyon dans un communiqué. Le cardinal est accusé d’avoir couvert le prêtre. La plainte fait suite à une première tentative déposée en 2009 à l’encontre du prêtre, classée sans suite par la justice pour cause de prescription.
Interrogé par l’AFP, l’auteur de la plainte assure avoir rencontré le cardinal Barbarin à la gare de Lyon, à Paris, en 2009, pour le prévenir qu’il allait déposer plainte. Le cardinal lui aurait dit que cet abbé avait « déjà eu maille à partir avec la justice pour exhibitionnisme » et qu’il demandait pardon « en son nom. » Pourtant, selon cette victime, « l’archevêché de Lyon n’a pas fait tout ce qui devait l’être pour l’empêcher de nuire à nouveau. »
L’Eglise veut « faire la vérité pour les victimes »
A l’issue de la conférence de presse du cardinal Barbarin, le porte-parole de l’association de victimes, Bertrand Virieux, a estimé que la défense de l’archevêque était « pathétique », et qu’il aurait été « logique » que le cardinal « passe le flambeau à quelqu’un de compétent, qui sache entendre les victimes et comprenne la problématique majeure de la pédophilie dans l’Eglise. »
De son côté, le président de la Conférence épiscopale qui se tient à Lourdes, Mgr Georges Pontier, a affirmé que « faire la vérité pour les victimes » de pédophilie était « la priorité » des évêques. Il a redit l’engagement de l’Eglise de France à lutter contre la pédophilie, même si, a-t-il reconnu, « des cas épars, récents ou plus anciens, apparaissent encore chaque année dans nos diocèses ».
Depuis la fin du concordat et du gallicanisme, le pouvoir de démettre un évêque est exclusivement du fit du Vatican. Les évêques peuvent en revanche donner leurs démissions, comme c’est arrivé à plusieurs reprises dans des affaires de pédophilie. Le pape François avait accepté en 2013 la démission de l’évêque irlandais, William Lee, qui avait reconnu avoir couvert un prêtre pédophile. En 2015, l’évêque américain Robert Finn avait lui aussi démissionné.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/03/15/pedophilie-le-premier-ministre-demande-au-cardinal-barbarin-de-prendre-ses-responsabilites_4883059_1653578.html#87eUtHe1ksHlYolu.99

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