Rapper francese condannato per istigazione alla violenza contro le donne

venerdì, maggio 31st, 2013

Rapper francese condannato per ingiuria e istigazione alla violenza contro le donne. Da Libération del 31.5.2013:

Orelsan condamné pour injure et provocation à la violence à l’égard des femmes

31 mai 2013 à 14:37 (Mis à jour: 15:15)

Par LUCIE BACON Avec AFP

Poursuivi par des associations féministes, le rappeur s’était défendu au nom de la liberté de création. Le tribunal l’a condamné à une amende de 1000 euros avec sursis.

Le rappeur bas-normand Orelsan a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris ce vendredi à une amende de 1 000 euros avec sursis pour injure et provocation à la violence à l’égard des femmes.

En juin dernier, il avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris dans son procès contre «Ni putes ni soumises». L’association féministe reprochait au rappeur les paroles de la chanson «Sale Pute» et le poursuivait pour «provocation au crime». La liberté de création l’avait emporté sur le sexisme.

Cette fois, d’autres associations féministes (Les Chiennes de garde, le collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, Femmes solidaires et le Mouvement français pour le planning familial) attaquaient le rappeur pour un concert tenu au Bataclan, où il avait chanté quelques unes de ses chansons aux propos controversés : «Je te quitterai dès que je trouverai une chienne avec un meilleur pédigree», «les meufs c’est des putes» ou «si t’es gourmande je te fais la rondelle à la margarine».«Putes»«chiennes», l’image des femmes est «bafouée», avait estimé l’avocat des associations, Me Alain Weber.

«Je ne suis pas en train de faire un discours politique», «c’est une chanson, je ne suis pas en train de donner mon avis», avait expliqué Orelsan  – Aurélien Cotentin de son vrai nom – à la barre du tribunal correctionnel le 21 mars dernier, assurant n’avoir jamais tenu aucun propos misogyne en interview. Le rappeur avait une nouvelle fois défendu la «liberté de création» (…) à laquelle on ne peut pas toucher». Il avait répété qu’il s’agissait bien de«fiction». Suite à l’annonce de la condamnation, son avocat, Me Simon Tahar, a déploré que le tribunal ait «permis d’ouvrir la voie large, grave, à la censure de la création artistique».
Soulignant que la lecture intégrale des textes permettait bien de comprendre que «chacune des chansons» racontait une «histoire particulière», la procureur Anne Coquet était allée dans le sens du chanteur. Pour la magistrate, les propos poursuivis n’étaient pas de nature à tomber sous le coup de la loi pénale. Le tribunal n’a donc pas suivi les réquisitions et condamné le chanteur.

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