Tunisia, in diretta da SBZ_news su Twitter. 50 morti. Spari sui funerali. L’Ue: liberate i manifestanti

lunedì, 10 Gennaio, 2011

E’ su Twitter che arrivano velocissime le informazioni dalla Tunisia. Su SBZ_news, che sta per Sidi Bouziz News. Ecco gli ultimi messaggi: Ore 15,27, La polizia spara su manifestanti inermi a Talah. Ore 14.58, proteste a Monastir, confermato. Ore 14,53. La polizia sta attaccando il campus della Manar University. E ancora prima: moti a Sousse, cinque i morti di Talah, ribellione nella prigioone di Kesserine, sette vittime a Kesserine…

Intanto sale il numero delle vittime. 28 secondo il blogger Zied El-Heni, il cui sito, lui dice, sarebbe già stato “oscurato” un’infinità di volte. Secondo Zied El-Heni, 17 persone sarebbero state uccise a Kesserine, 3 a Rgeb e 8 a Thala, due delle quali mentre partecipavano ai funerali di altre vittime. Fra i morti di Rgeb anche una bambina di 12 anni che stava tentando di soccorrere un ferito. Ma domenica notte radio Kalima ha comunicato comunica: “I morti sono almeno 50”. La fradio denuncia:; si spoara anche sui funerali.

Dai canali web arriva ora, non controllabile, la notizia del rapimento del giornalista Wissam Saghir dal Conservatorio di Tunisi, su cui al momento non ci sono altri dettagli.
Continua a restare in stato di fermo “El General”, il rapper di “Presidente, il tuo popolo muore”. Si chiama Hamado Bin Omar, ha 22 anni. La polizia lo trattiene, per le accuse esplicite verso il presidente Ben Ali. Il rap sta diventando la canzone della rivolta tunisina.

Intanto segnalo questi due articoli della stampa francese, da Le Monde e Libération.

Editoriale di Le Monde (10.1.2011)

Le silence de Paris sur la tragédie tunisienne

| 10.01.11 | 11h24

C’est entendu : la diplomatie ne saurait se résumer à la publication de communiqués dénonçant, ici et là, atteintes aux droits de l’homme, corruption et dérive dictatoriale de la part de tel ou tel régime. Les pressions publiques ont leur efficacité, mais aussi leurs limites. Seulement, vient un moment où le silence – en l’espèce celui de Paris – devient complice, à tout le moins peut donner l’impression de l’indifférence. Quand il faudrait dire haut et fort la parole de la France.

La Tunisie vient de nouveau de vivre un week-end sanglant. Le gouvernement reconnaît 14 morts, parmi les manifestants, lors d’émeutes dans trois villes du centre du pays ; d’autres sources parlent d’une vingtaine de tués. Depuis le 17 décembre, le mouvement de contestation politique, économique et social qui embrase la Tunisie ne semble guère donner de répit.

Ce coup de colère est sans précédent depuis plus d’un quart de siècle en Tunisie. Il est l’événement politique le plus important qu’ait connu ce pays depuis les années 1980. Il ressemble à une explosion trop longtemps contenue, et, dans une dictature comme l’est le régime du président Zine El-Abbidine Ben Ali, sans autre débouché que la rue. C’est une protestation contre le chômage, les difficultés économiques – et contre le clan au pouvoir, sa corruption et son autoritarisme policier.

Et la France n’a rien à dire ? “Préoccupés”, les Etats-Unis ont convoqué l’ambassadeur de Tunisie pour que soient respectées les libertés individuelles. Mais ni la France ni l’Europe n’ont rien à dire ! Il y a un lobby tunisien à Paris, aussi fort à droite qu’à gauche. C’est un groupe de pression multiforme, au moins autant – sinon plus – sentimental que préoccupé par des intérêts économiques. On peut comprendre ce tropisme ; on peut en partie le partager. Pour une raison toute simple : la Tunisie est un pays profondément attachant.

Nombre de liens familiaux, affectifs, touchant au souvenir, à la mémoire la plus intime nous unissent à elle. La Tunisie fut, longtemps, un lieu de lumière et de tolérance, qui a su avec élégance, au milieu des années 1950, gagner son indépendance sans drame majeur avec la puissance coloniale, la France.

Mais, depuis plusieurs années déjà, Paris est à l’égard de Tunis dans le déni de réalité. Au prétexte que le régime Ben Ali préserverait la Tunisie de l’islamisme, tout est toléré. Or, la Tunisie est une dictature où les gens ont peur de parler politique dans la rue, où la presse est muselée et toute opposition interdite.

La France ferme les yeux, quand elle ne donne pas des signes d’acquiescement aussi déplacés que surréalistes : “Aujourd’hui, l’espace des libertés progresse en Tunisie”, disait le président Nicolas Sarkozy en 2008… Toutes les leçons de morale, c’est vrai, ont des limites. Mais qui sait si le refus d’en donner n’a pas participé à l’aveuglement du régime sur ses propres méfaits – et porte ainsi une part de responsabilité dans les événements d’aujourd’hui?

Libèration 10.1.2011:

Tunisie: l’UE appelle à la libération immédiate des manifestants

La porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a appelé ce lundi à la libération immédiate des personnes qui manifestaient pacifiquement en Tunisie, conditionnant un renforcement des relations avec l’UE aux droits de l’homme. «Nous appelons à la retenue dans le recours à la force et au respect des libertés fondamentales. Nous appelons en particulier à la libération immédiate des bloggeurs, journalistes, avocats et autres personnes détenues, qui manifestaient pacifiquement en Tunisie», a déclaré Maja Kocijancik.

Rappelant que l’UE discutait actuellement avec la Tunisie d’un renforcement de leur relation bilatérale, Maja Kocijancik a souligné que «le renforcement de cette relation requiert des engagements accrus sur tous les sujets, en particulier dans le domaine des droits de l’Homme et des libertés fondamentales».

La révolte sans précédent que connaît la Tunisie depuis la mi-décembre contre le chômage a dégénéré ce week-end en émeutes sanglantes, faisant quatorze morts à Thala et Kasserine selon le gouvernement, et au moins 20 selon l’opposition.

«Pas d’information précise à ce stade»

La France a déploré ce lundi les violences en Tunisie et appelé à l’apaisement. Pour le ministère des Affaires étrangères «seul le dialogue» permettra de surmonter les problèmes économiques et sociaux. «Nous déplorons les violences, qui ont fait des victimes, et appelons à l’apaisement», a déclaré lors d’un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

«La Tunisie est confrontée à des problèmes économiques et sociaux. Seul le dialogue permettra aux Tunisiens de les surmonter. La coopération entre la France et la Tunisie, qui est fortement orientée sur l’emploi, le restera», a-t-il ajouté. «Aujourd’hui, l’urgence en Tunisie est à l’apaisement», a-t-il insisté.

Dans sa déclaration, Bernard Valero ne reprend que le bilan des autorités tunisiennes. «Nous sommes profondément attristés par le bilan humain des affrontements meurtriers du week-end en Tunisie. On compterait au moins 14 morts et de nombreux blessés.»

Interrogé sur les détentions de blogueurs tunisiens, il répond d’autre part n’avoir «pas d’information précise à ce stade sur les blogueurs tunisiens arrêtés». «Nous rappelons notre attachement à la liberté d’expression en Tunisie et partout dans le monde», affirme-t-il.

(Source AFP)

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